• Salutations, mes gentils lecteurs!

    Veuillez m'excuser pour le manque de mises à jour ces derniers mois. En guise d'excuses je vous montrerai bientôt un stript réalisé pour un projet au lycée et qui n'a finalement pas été retenu. Et pour me faire pardonner pour l'instant, je vous partage un petit texte que j'ai écrit sur les journées où l'on s'emmerde.

     

    C'est l'une de ces journées étranges où la flemme vous prend à la gorge et nous soulève le coeur, où les objets qui jonchent le sol de la chambre semblent bien trop lourds pour être rangés, où l'activité sympa que vous imaginez un temps vous épuise avant de l'avoir commencé, et où l'on regrette pourtant, de répondre "Rien." quand on vous demande au dîner ce que vous avez fait aujourd'hui.

    Le ciel est un peu gris, vous avez un goût bizarre dans la bouche, et une masse de devoirs attends que vous vous y intéressiez. Les pages des Fleurs du Mal sont toutes cornées, votre chat réclame de quoi se nourrir bien que sa gamelle soit pleine. Vous tentez de lire Fin de partie, de Samuel Beckett, mais la moitié du texte concerne la mise en scène et l'autre moitié vous endort.

    HAMM(excédé): _Vous n'avez pas fini? Vous n'allez donc jamais finir? (Soudain furieux) Ca ne va donc jamais finir! (Nag plonge dans la poubelle, rabat le couvercle. Nell ne bouge pas.) Mais de quoi peuvent-ils parler, de quoi peut-on parler encore? (Frénétique) Mon royaume pour un bouseux! (Il siffle. Entre Clov.)  Enlève moi ces ordures! Fous-les à la mer!

    -Gna, gna, gna, vous faites, dépitée, rejetant Fin de Partie.

    Le dîner est encore loin et décidément, vous n'aimez pas l'absurde.

     

    Voilà les loulous, c'est tout pour aujourd'hui. Vous m'aimez encore, hein? dites-moi que vous m'aimez encore!

    La Mandarine désolée.


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